Vicomté d'Escorailles


 
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 Découverte du monde

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MessageSujet: Découverte du monde   Mar 3 Juil - 16:10

La reconquête sur le monde musulman d'Europe entraîne un gain d'activité pour la conversion. Le prince portugais Henri le navigateur (1393-1460), recherchait le royaume du prêtre Jean en Afrique, vieux mythe médiéval. Il crée au cap Saint-Vincent, à Sagres, une école de navigation ou il rassemble marins, mathématiciens et astronomes, et lance des explorations. Les Portugais sont les premiers grands explorateurs. Ils en lancent en Afrique; Cap Vert (1445), cap de Bonne Espérance (1488). Pendant une bonne moitié du XVe, ils font la découverte de l'Afrique.
On pense aussi que ces expéditions seraient un bon moyen de limiter la démographie, et les violences des cadets mis en chômage depuis la prise de Grenade en 1492 aux turcs et la fin de la Reconquista. Parmi ceux qui vont fournir les marins, on trouve des miséreux, tous ceux qui se croient "fils de quelqu'un", anoblis par l'idéal chevaleresque de l'expédition, nourris par les livres nombreux de ce genre — Amadis de Gaule. Ils pensent trouver châteaux, dragons et princesses.
Les marins sont agités par la curiosité, la recherche d'îles enchantées dans les Antilles. En voyant Mexico, Cortes croit voir les choses d'enchantements du livre d'Amadis. C'est le fabuleux des mythes : Eldorado, Royaume des Amazones, Paradis sur Terre. Marco Polo en racontant ses voyages a nourri aussi ces colons. Quand Christophe Colomb arrive en Amérique, il se croit en Chine. A Cuba, il envoie une ambassade au grand Khan ! Les savants et humanistes sont désireux d'éprouver les méthodes des jeunes sciences.


Les découvertes des grands navigateurs portugais

Les navigateurs portugais furent les premiers occidentaux à :
A découvrir l'angola et la guinée
A découvrir le mozambique
A débarquer à Madagascar
A atteindre le cameroun
A découvrir Madère (1419)
A découvrir les açores
A découvrir les îles du cap-vert , timor et sao tomé
A découvrir sumatra et bornéo
A naviguer le long de la côte "ouest" et "est" africaine
A passer au cap sud de l'afrique (cap de bonne espérance)
A franchir l'équateur ( lopes gonçalves en 1473 )
A atteindre l'Inde ( en passant par la mer et par l'ouest )
A découvrir le Japon (1543)
A débarquer au Cambodge

decouvertes maritimes portugaisesA débarquer en chine ( et s'installer à macao )
A débarquer en malaisie, ceylan, zanzibar, malabar
A débarquer aux philippines
A passer au détroit ( nommé par la suite : détroit de magellan )
A voir l'australie ( 200 Ans avant le capitaine Cook )


A découvrir l'amérique du sud, et à s'installer au brésil
A découvrir Los angeles, en californie aux USA, ( joao Cabrilho en 1542 )
A découvrir le congo ( diogo cao en 1484 )
A découvrir les îles ascension et sainte-hélène
A découvrir les canaries (qu'ils cédèrent par la suite aux espagnols )
A approcher le groenland ( gaspar corte real - entre 1450 - 1501)
A atteindre terre neuve ( gaspar corte real en 1500 )
A réussir une éxpédition terrestre, d'europe occidentale, jusqu'en orient ( pero da covilha, en préparation du voyage de vasco de gama)



Ce sont les Portugais qui découvrirent les canaries en 1309 / 1310. Mais en 1480, lors du traité de Tolède, D. Joao céda cet archipel à Isabelle, reine d'espagne.



Une fabuleuse époque


La plupart deastrolabe, un instrument qui joua un grand role dans les grandes decouvertes ces découvertes ont eu lieu entre 1419 et 1550. Les portugais purent ainsi maitriser les océans, grâce à leur soif de découverte, à leur grande maitrise de la mer, ainsi qu'à la création à sagres, par Henri le navigateur (1394-1460), d'une académie d'élites, spécialisée dans la recherche des techniques de navigation, dans laquelle les plus grands scientifiques de l'époque vinrent s'installer.

Mathématiciens, physiciens, astronomes, navigateurs, cartographes, mirent ainsi en commun leurs connaissances, dans cette prestigieuse grande école de navigation, et rendirent possible la grande aventure des découvertes.

Ils ont ainsi pu :

Affiner la mappemonde, la rendre de plus en plus précise, et cohérente.
Inventer la caravelle
Adopter un nouveau procédé de gouvernail
Adopter la navigation astronomique ( dont les principes sont encore utilisés de nos jours, tant en navigation maritime, qu'en navigation aérienne)
Mettre au point la technique de calcul de la latitude avec précision, à l'aide de l'astrolabe
Peaufiner la notion de longitude
(Dans un autre domaine: ils inventèrent aussi l'arme à feu)

Ces découvertes leur permirent :

De faire rêver toute une société refermée sur elle-même
De découvrir un nouveau monde
De parfaire les connaissances en matiere de navigation et d'orientation.
De parfaire la connaissance de la structure (morphologique) du globe.
De ramener de l'or et des pierres précieuses de leurs voyages
D'introduire en occident, nombre de produits jusque là inconnus, ( tels le café, le thé, le cacao, la tomate, la pomme de terre, le riz, l'ananas, ainsi qu'un grand nombre d'épices, comme le poivre, le gingembre, les haricots, le safran, la coriandre etc... Sans oublier le sucre. (canne à sucre) et le tabac, ou encore les clous de girofle, les noix de muscade, les piments doux...

Vasco de Gama
Les origines de la colonisation de l'Inde.

Vasco da Gama (Sines, Alentejo v. 1469-Cochin, Inde 1524)
Navigateur portugais, premier Européen à avoir ouvert la route de l'Inde en contournant l'Afrique.


Citation :
Les débuts :
Bien que sa date de naissance ne soit pas connue avec précision, Vasco de Gama fut issu d'une famille illustre et bénéficia d'une éducation à la fois militaire et scientifique. Les récentes découvertes africaines avaient fait de la navigation le domaine de prédilection des Portugais ambitieux et comme beaucoup de ses contemporains, il eut à étudier la géographie de Strabon et Ptolémée avant d'être captivé par les écrits de Vespucci. C'est donc très naturellement qu'il appartenait à la prestigieuse école nautique de Sagres.

La période qui s'étend de la fin de ses études et la grande expédition de 1497 n'est pas très connue non plus. Vasco de Gama se fit remarquer cependant en rendant d'importants services au Roi Jean II, notamment en saisissant les navires corsaires français qui pillaient les convois chargés d'or de retour d'Afrique. Jean II bénéficiait alors d'importants renseignements : Bartolomeu Dias venait de passer (enfin !) le cap de Bonne-Espérance et les explorateurs terrestres Covilha et de Paiva partis à travers le monde arabe, avaient pu élaborer une carte de la côte orientale de l'Afrique. En 1495, Jean II décida d'une nouvelle expédition qui devait cette fois-ci atteindre l'Inde et en confia le commandement à Vasco de Gama. Il avait alors 26 ou 27 ans. Cependant le roi mourut peu après et le projet fut ajourné. Deux ans plus tard, le nouveau roi Manuel Ier le rappela en janvier 1497 et lui confia une flotte composée de trois lourdes nefs, d'une caravelle et de 160 hommes, ainsi que des lettres pour les souverains autochtones. Après une cérémonie en grande pompe au mois de juin, l'expédition quitta l'embouchure du Tage le 8 juillet.

Le voyage :
Vasco de Gama fit mettre les voiles vers le large et évita les mauvais vent côtiers. Il doubla les îles du Cap Vert le 3 août, puis continua vers le sud-ouest, le dos à l'Afrique. Ce n'est qu'au 31e parallèle, presqu'à la latitude du cap qu'il retourna vers l'est, poussé par des vents favorables. Il fit escale le 8 novembre à Sainte-Hélène pendant une semaine, puis franchit le fameux cap le 22 avec les difficultés attendues. Il passa Noël dans un havre qu'il nomma ainsi Natal (actuellement Durban), puis atteignit au début de février 1498 les côtes décrites par Covilha. Il s'agissait d'une zone au commerce propice qui avait enrichi les royaumes frontaliers grâce au commerce de l'or, de l'ivoire, mais aussi des esclaves. Le commerce était essentiellement arbitré par des marchands arabes mais intéressait aussi les rois africains, les Indiens et les Chinois (qui avaient exploré cette côte au début du XVe siècle). Les deux grands ports étaient Mogadiscio (que Gama atteignit en mars) et Kilwa où dominait l'Islam. Vasco de Gama fit l'amère constatation de ne pas y trouver le Prêtre Jean et dut au contraire endurer les mauvais traitements dus à sa religion. Ce n'est que plus au nord, arrivé à Mélinde qu'il sympathisa avec le Sultan local qui lui confia un pilote italien. Le 24 avril, il quitta cette Afrique inhospitalière et coupa au large vers la côte de Malabar. Le 19 mai, il arrivait sur la côte du Dekkan et mouilla à Calicut. Il avait atteint son but.

L'aventure indienne :
Dans Calicut, Vasco de Gama fit la connaissance d'un marchand tunisien qui parlait le Castillan et qui allait le conduire au zamorin qui gouvernait l'endroit. Après avoir envoyé deux émissaires annoncer son arrivée, le zamorin vint à sa rencontre et le reçut avec les honneurs réservés aux ambassadeurs des plus grands monarques. Lors de l'entrevue, il fut surtout question de nouvelles relations commerciales. Cependant l'enthousiasme du zamorin finit par inquiéter les marchands arabes qui représentaient une proportion importante de ses sujets et ceux-ci surent le convaincre que Gama était venu pour pillage. Après quelques heures d'arrestation, Gama fut autorisé à retourner à ses navires, et moyennant une prise d'otage, il fit libérer ceux de son équipage encore retenus. Il leva l'ancre le 27 août 1498.

Le retour :
Le retour ne fut pas très facile. Les vents ne furent pas favorables et le moral assez bas. Certes le but était atteint, mais le voyage ne constituait pas un exploi aux yeux de Gama : les Européens avaient nettement sous-estimé l'organisation et l'économie de la région et semblaient bien être le dernier peuple arrivé à Calicut. Après avoir embarqué un ambassadeur du sultan de Mélinde, Gama fit route vers le Portugal qu'il atteignit en septembre. Le voyage avait duré plus de deux ans.
A son arrivée, Manuel le reçut avec la plus grande magnificence. De nombreuses fêtes furent célébrées et le roi fit aussitôt armer une nouvelle escadre, beaucoup plus importante, qu'il confia à Pedro Alvares Cabral et dont le but était de prendre possession des terres et du monopole commercial par la force. Celle-ci partit entre mars 1500 et juillet 1501 et confirma la nécessité d'user de la force pour s'implanter.

Le deuxième voyage :
Vasco de Gama repartit pour l'Inde en février 1502 avec cette fois-ci une flotte de 23 bateaux, ce qui lui permit de soumettre les royaumes de la côte orientale de l'Afrique. Désormais il avançait en semant la terreur, brûlant notamment un navire égyptien avec son équipage. Arrivé en Inde, il effraya le zamorin qui pourtant concédait l'établissement d'un comptoir, en cannonant la ville et en organisant un blocus. Finalement il rentra à Lisbonne en décembre 1503 en laissant une présence portugaise sous le commandement de Vicente Sodré.

La retraite :
Là se terminait provisoirement l'aventure indienne pour Gama. L'expédition suivante fut confiée à Alphonso de Albuquerque et à d'autres chefs de guerre qui allaient achever sans lui la conquête du sud du Dekkan. Gama bien que couvert de gloire fut ainsi laissé dans l'inaction pendant 21 ans. Ce n'est qu'après la mort du roi que son successeur Jean III le rappela et le nomma vice-roi de l'Inde en 1524. En fait, cela ne dura pas 4 mois car Gama mourut à Cochin la même année. En 1538 son corps fut rappatrié et après lui avoir rendu les plus grands honneurs, il fut inhumé au couvent des Carmes de Vidigueyra, la ville de sa première retraite.

Bartolomeu Dias

(en Algarve 1450-au large du cap de Bonne-Espérance 1500)
Navigateur portugais.


Citation :
Bartolomeu Dias fut tout d'abord gentilhomme à la cour du roi de Portugal Jean II où il exerçait la charge d'intendant des magasins royaux. Il put y fréquenter des hommes de sciences et les navigateurs partis découvrir la côte ouest de l'Afrique, dont le célèbre cosmographe allemand Martin Behaim qui l'initia à son art. Il participa aussi à l'expédition de 1482 au cours de laquelle fut fondé le comptoir de La Mine (situé dans l'actuel Ghana).

La solide réputation qu'il avait acquis décida Jean II à lui confier le commandement d'une expédition qui devait poursuivre plus au sud les expéditions de Diogo Cão (1484) et de d'Aveiro (1486) qui s'étaient arrêtées au Congo. Sa flotte était composée de deux caravelles et -nouveauté- d'une nef de ravitaillement destinée à prolonger les traversées au large. Il emmenait aussi six africains habillés à l'européenne et porteurs d'échantillons de marchandises à échanger qu'il comptait abandonner sur la côte au début du voyage afin d'exciter la curiosité des autochtones et préparer ainsi de futurs échanges commerciaux.
La flotte quitta Lisbonne en août 1487 et atteignit le Congo en un peu moins de quatre mois. Mais les vents de l'hémisphère sud sont inversés par rapport à ceux de l'hémisphère nord, et la flotte peina à louvoyer. Finalement, Dias décida de laisser derrière lui la lourde nef particulièrement lente avec 9 hommes pour la garder et parti chercher les vents d'ouest plus au sud. Il mis ensuite cap à l'est. Puis, ne voyant poindre aucune terre, il retourna un peu au nord. C'est alors qu'il fut pris dans une tempête providentielle qui le ramena près de la côte où il aperçut les hautes montagnes de la baie Mossel où il débarqua : il venait de passer la pointe sud de l'Afrique, qu'il baptisa ainsi "Cap des tempêtes" (et qui fut ensuite renommé "Cap de Bonne-Espérance" par Jean II).
Dias voulu s'assurer que le Cap était bien le passage tant recherché et s'aventura un peu plus à l'est. La côte s'incurvait effectivement vers le nord. Mais la pression de son équipage l'obligea à faire demi-tour vers le Portugal. Après avoir repassé le cap en luttant difficilement contre les vents d'ouest, il retrouva la nef de ravitaillement laissée neuf mois plus tôt. Seulement trois des neuf hommes de garde avaient survécu et l'un deux, très malade, mourut de joie en les voyant revenir. Le vaisseau était de toute façon pourri ; il fut déchargé et brûlé. Les deux caravelles arrivèrent triomphalement à Lisbonne en décembre 1488, 16 mois et demi après leur départ. La route des Indes était ouverte.
Dans la foule venue les accueillir se trouvait un jeune gênois paradoxalement moins joyeux. Il s'agissait de Christophe Colomb qui était revenu une deuxième fois à Lisbonne proposer ses services au roi Jean II. Il comprenait qu'il serait désormais très difficile de défendre son projet d'une route des Indes par l'ouest.
A son arrivée, Dias fut couvert d'honneur. Cependant, des problèmes de politique intérieure et la menace d'une guerre avec l'Espagne retardèrent la décision d'une nouvelle expédition. En 1494, le traité de Tordesillas fixa une ligne de démarcation entre les terres attribuables aux deux pays. L'année suivante, Jean II décida d'aller jusqu'en Inde et confia le commandement d'une flotte au jeune Vasco de Gama, Dias n'étant à la tête que d'un modeste navire. Mais le roi mourrut peu après et le départ n'eut lieu qu'en 1497.

En 1500, Dias repartit pour les Indes sous la direction de Pedro Alvares Cabral. Mais il périt au large du cap de Bonne-Espérance lors d'une tempête qui engloutit quatre navires de l'expédition.
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